vendredi 23 septembre 2011

Un fight-club pour enfants!!!

En Grande-Bretagne, polémique après un combat entre deux enfants dans une cage

L'organisation d'un combat "dans une cage" entre deux enfants devant un parterre d'adultes à Preston, dans le nord-ouest de l'Angleterre, a provoqué, jeudi 22 septembre, des réactions indignées. Pour la police cependant, il n'y a rien d'illégal dans cette manifestation.

Une vidéo du combat, organisé le 10 septembre dans un centre communautaire, montre deux garçons âgés de moins de dix ans s'affronter à mains nues sur un ring entouré de filets, sans protection, sous les yeux d'environ deux cents adultes.

Diffusée sur Internet, elle a été largement reprise jeudi par les médias britanniques. La photo du combat faisait aussi la une du Daily Mirror, sous le titre : "la cage des innocents". Des "amateurs de combats avinés paient 25 livres (28 euros) pour voir deux garçons de 8 et 9 ans se taper dessus", s'offusque le tabloïd.

LES ENFANTS "ADORENT ÇA"

Après avoir enquêté sur l'affaire et vérifié que la sécurité des enfants avait été assurée, la police locale a conclu qu'aucun délit n'avait été commis et qu'il n'y avait donc "pas matière à des poursuites". Le ministre des sports, Jeremy Hunt, a, cependant jugé cette manifestation "barbare", s'inquiétant qu'aucune législation n'encadre ces pratiques.

La responsable du centre communautaire s'est justifiée en assurant que les enfants "adoraient ça" et "ne couraient aucun danger". "C'était parfaitement légal", a-t-elle expliqué. "C'était juste une démonstration. Ce n'était pas un combat, que des prises. Il n'y avait pas de coups de poing, ni de coups de pied." "Si vous êtes contre, alors il faut vous demander si c'est normal de laisser les enfants faire de la boxe ou du judo", a-t-elle argumenté.

Le père d'un des deux garçons a, lui aussi, rejeté les critiques. "Ce n'est pas du tout dangereux. Il ne peut pas se blesser. C'est contrôlé", a assuré Nick Hartley. "Il aime le sport, personne ne l'a forcé."

RISQUES POUR LE CERVEAU

Une association de protection de l'enfance, la NSPCC, a "fortement découragé les parents de laisser leurs enfants participer" à des combats en cage, très populaires au Royaume-Uni. "Il est assez inquiétant de voir que certains mettent aux prises des enfants de huit ans qui sont en pleine évolution sur les plans physique et mental", a-t-elle relevé.

"Certains défendent la boxe ou la lutte en cage en disant que les enfants apprennent ainsi à maîtriser leur agressivité. Mais il y a beaucoup d'autres sports (...) qui requièrent de la discipline sans faire courir les mêmes risques au cerveau", a renchéri l'Association médicale britannique.

AFP et Reuters

lundi 19 septembre 2011

Il voulait jouer à Dr Maboul...

Il la découpe en morceaux alors qu'elle était peut-être encore vivante

Le procès d’Yves Bureau, 58 ans, s’est ouvert ce lundi aux assises de la Dordogne, en Aquitaine. L’homme est soupçonné d’avoir agressé, tué et démembré une femme, en septembre 2009, à Verdon. Il aurait découpé son corps en morceaux, alors qu’elle était peut-être encore vivante.

Homicide volontaire, actes de torture et de barbarie

L’accusé est jugé pour homicide volontaire et actes de torture et de barbarie, des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. Vêtu d’une chemise blanche rayée, Yves Bureau s’est installé dans le box, ce lundi, aux assises de Dordogne, peu après 9 h.

Marié, père de deux enfants et jusque-là inconnu de la justice, cet ancien adjoint à la mairie de Verdon, un bourg près de Bergerac, est soupçonné d’avoir, le 10 septembre 2009, découpé en morceaux le corps d’Edith Muhr, une retraitée allemande de 68 ans, qui vivait avec son mari dans un village voisin.

L’horreur dans un village de Dordogne

Originaire de la région de Cologne (ouest de l’Allemagne), Mme Muhr, que l’accusé connaissait à peine, avait disparu ce même jour en milieu de journée alors qu’elle cheminait le long d’une petite route pour rejoindre son mari avec qui elle devait déjeuner dans un restaurant.

Entendu dès le lendemain, l’accusé était alors placé en garde à vue en raison d’incohérences dans son témoignage. Tout en présentant aux enquêteurs diverses versions des faits, il reconnaissait alors avoir procédé au dépeçage du corps de Mme Muhr dans la grange de la ferme de sa mère.

Sur ses indications, les restes du cadavre, découpé avec des instruments de boucherie, avaient été retrouvés le 12 septembre dans des sacs à engrais, au milieu d’un champ de maïs, à quelques kilomètres du lieu de la disparition de la retraitée. Un sein était également retrouvé dans une mare où M. Bureau avait essayé d’immerger les restes, avant de les abandonner dans le champ.

Les analyses confirmaient que les traces de sang découvertes sur les vêtements de l’accusé, dans son véhicule et dans la grange concordaient avec le profil génétique de la victime. Les résultats de l’expertise médico-légale permettent également de supposer que la victime était vivante lorsque les mutilations ont débuté. Le procès doit durer toute la semaine.