mercredi 18 novembre 2009

Accusé d’avoir violé "l’amie" de sa "fiancée"


Les faits se seraient déroulés en janvier 2004, dans un appartement de la cité de La Pergola, à Montpellier. 


Pour un viol, c’est combien ? Triviale question n’est-ce pas ? Obscène donc, dérangeante aussi. D’autant plus lorsqu’elle est évoquée devant une cour d’assises (celle de l’Hérault). Combien alors ? Cinq mille euros ! Voilà la somme qui aurait été demandée en 2004 par Nadia (1) et acceptée par des connaissances de son agresseur présumé. Et ce, pour que la jeune femme, alors âgée de 35 ans, taise le nom de l’homme accusé de lui avoir imposé deux rapports consécutifs non protégés, dans son appartement montpelliérain de La Pergola, au cours de la nuit du 20 au 21 janvier 2004. 

Un violeur présumé, solide gaillard de 48 ans, père de neuf enfants nés de trois lits différents, qui comparaît libre depuis hier (et jusqu’à ce soir). Mais qui, d’entrée, annonce la couleur : « Ce n’est pas moi ! ». 
En face, Nadia. Qui, entre deux bordées de larmes, raconte. « Je vous avoue que ça fait mal d’en parler, d’en reparler. Le fameux soir, il est venu avec une bouteille de whisky. On dansait. Puis il m’a tiré vers lui, j’avais un sentiment bizarre. Il m’a embrassé, je l’ai repoussé. Puis il m’a tiré les cheveux. Il m’a ensuite dit qu’aucune femme n’avait jamais refusé de coucher avec lui. Moi, j’ai refusé. Il m’a tiré vers le lit, m’a forcé à avoir un rapport. Il m’a frappé, j’ai crié, je le suppliais à genoux ». 

Une scène à laquelle assiste Khadidja, une jeune femme avec laquelle l’accusé devait se marier, histoire, d’arranger l’irrégularité de sa situation sur le territoire. 

Et que la victime hébergeait depuis plusieurs mois. « Elle m’a dit : "Va-y, fais-le. Qu’est-ce tu perds ?" », poursuit Nadia. Enchaînant : « J’ai voulu appeler le Samu mais ils avaient arraché les fils du téléphone. J’ai voulu m’enfuir, mais la porte était fermée et les clés avaient disparu… Pendant l’acte, il m’a mis des coups de pieds, des gifles, il m’a traité pire qu’un animal. Il m’a tué vivante. Aujourd’hui, je suis une mort vivante. J’ai perdu mon emploi, suis en invalidité et là, devant la cour d’assises…». 
La suite ? Encouragée à ne pas porter plainte, indécise, perdue, la victime attendra le 26 avril pour déposer plainte. 

Elle explique : « C’est vrai, au début j’ai attendu, j’étais fragilisée. Ma bêtise : je me suis lavé, j’ai mis les habits et les draps dans la baignoire. Je sentais que je puais, que tout puait chez moi ».  Khadidja ? « Elle m’a empêché de déposer plainte. Elle avait beaucoup d’emprise sur moi. Et j’avais peur d’être poursuivie pour aide au séjour irrégulier ». 

Une "amie" dont les enquêteurs ne retrouveront jamais la trace. Un énième avatar dans cette procédure vis-à-vis de laquelle, aucun des protagonistes ne facilitera la tâche des policiers chargés du dossier. L’argent demandé par Nadia ? « Chez les Maghrébins, tout s’achète ! Mois je n’en voulais pas. Mais j’ai pris ces chèques, c’était des preuves, je voulais les piéger. Mais je n’y ai pas touché, c’était de l’argent sale ».

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