Un lycéen accusé d'avoir étranglé son meilleur ami
source : Elle
Paris, le 22 février 2007. Jérémy*, un jeune adolescent de 16 ans étrangle Martin, son meilleur ami, craignant que ce dernier ne séduise Daphné, sa petite amie. Profitant de l'absence de ses parents, Jérémy invite sa victime à passer l'après-midi avec lui puis l'étouffe avec une lanière de sac pendant six minutes. Voulant se débarrasser du corps de Martin, Jérémy appelle Daphné et la convainc de l'aider à dissoudre le corps dans une baignoire avec de la soude caustique. Daphné choquée, ne dira rien. Imperturbable, Jérémy rassurera les parents de Martin, inquiets, allant même jusqu'à faire mine de participer aux recherches pour retrouver son meilleur ami... Finalement, ce seront les parents de Jérémy qui donneront l'alerte après avoir découvert le geste de leur fils. Ce matin, s'ouvrira donc le procès de Jérémy. Il comparaît à la cour d'Assises des mineurs de Paris et encourt trente ans de prison. Aujourd'hui àgé de 19 ans, Jérémy est en détention depuis le drame. Soutenu par ses proches, le jeune homme est régulièrement suivi par un psychiatre, rapporte " Le Parisien ". K.M.*Les prénoms ont été modifiés. 07/12/2009
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RépondreSupprimerQuatorze ans de prison pour avoir étranglé un camarade
Flore Galaud (lefigaro.fr)
10/12/2009 | Mise à jour : 14:28
En 2007, un jeune de 16 ans avait tué son ami de lycée puis avait tenté de faire disparaître son corps. Il trouvait ce dernier trop proche de sa petite amie.
«Un adolescent adorable», assure son entourage. Pourtant, le 22 février 2007, il commet l'irréparable, en étranglant l'un de ses meilleurs amis pour une rivalité amoureuse. Mercredi, dans la nuit, la cour d'assises des mineurs de Paris, après trois jours de procès, l'a condamné à 14 ans de réclusion, assorti d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans.
Ce soir de février, l'adolescent, alors âgé de 16 ans, convie un ami à passer la soirée à son domicile parisien du XXe arrondissement. Les deux jeunes, qui fréquentent le même lycée et qui sont presque voisins, se connaissent depuis longtemps. Ils sont seuls dans l'appartement, les parents étant partis en vacances.
Il s'acharne sur le corps
Pendant deux heures, ils jouent, ensemble, à l'ordinateur. Puis son camarade d'école décide de rentrer chez lui. Là, alors qu'il est de dos, son ami l'étrangle puis le plaque au sol, où il continue d'exercer une pression violente sur son cou. Il finit par l'achever à l'aide d'une lanière de sac, pendant six minutes. Selon les rapports d'enquête, l'adolescent aurait en effet pris soin de chronométrer son geste, afin d'être sur que mort s'ensuive. Une fois son crime terminé, il décide de se débarrasser du corps.
Il déshabille sa victime, lui laissant seulement son caleçon, puis le place dans la baignoire de l'appartement. Craignant que son ami ne revienne à la vie, il lui tranche la gorge à l'aide d'un couteau électrique. Il verse ensuite sur son corps de la soude caustique, sans que celle-ci agisse.
Ses parents préviennent les autorités
Pour achever sa macabre entreprise, l'adolescent appelle, le lendemain, une amie, âgée de 15 ans, pour lui demander de rapporter une bâche et de l'acide chlorhydrique. Cette dernière arrive à son domicile et découvre son ami, très perturbé. Quelques minutes plus tard, la porte d'entrée s'ouvre à nouveau : cette fois, ce sont les parents de l'adolescent qui sont de retour à leur domicile. Ils préviennent aussitôt la police. Cela fait alors plus de 24 ans heures que le crime a été commis.
L'accusé étant mineur au moment des faits, le procès s'est tenu cette semaine à huis clos. Selon l'accusation, l'adolescent reprochait à la victime d'être trop proche de sa petite amie. Le parquet général avait requis mercredi soir entre 14 et 15 ans de réclusion criminelle. Dans son verdict, la cour d'assises de Paris n'a pas retenu l'existence de possibles troubles psychiatriques chez l'accusé, pourtant évoquée par un expert au cours des audiences.