mardi 5 janvier 2010

Le papa était névrosé, il devait toujours vérifier deux fois ce qu'il entreprenait...

Drame d'Haguenau: Les trois fillettes égorgées ont aussi reçu une balle de revolver dans la tête
Créé le 04.01.10 à 23h52 journal 20 minutes

La maison où ont été découvertes les trois soeurs âgées de 5 à 13 ans, le 2 janvier 2010 à Haguenau/JOHANNA LEGUERRE / AFP
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Les trois fillettes retrouvées égorgées samedi au domicile de leur père à Haguenau, dans le Bas-Rhin, ont aussi reçu chacune une balle de revolver dans la tête, a indiqué lundi le procureur adjoint de Strasbourg, Claude Palpacuer.

Un revolver a été découvert samedi dans les décombres de la maison, a précisé le magistrat. Selon Claude Palpacuer, l'autopsie de l'une des petites filles était en cours lundi vers 18H00 et les deux autres corps seront autopsiés mardi afin de déterminer les causes exactes de leur mort et savoir si on leur a éventuellement administré auparavant un somnifère.

«L'examen externe des trois corps a montré que, outre des traces de blessures par arme blanche (au niveau du cou), il y avait des blessures au niveau de la tête semblant être des blessures par arme à feu. Cela corrobore le fait que l'on a trouvé un revolver», a-t-il précisé.

Résultats ADN mardi

Des prélèvements d'ADN ont par ailleurs été réalisés lundi sur le corps calciné d'un homme adulte retrouvé samedi dans la maison en flammes, qui pourrait être le père des enfants, Cyril Mesbah. «On ne saura que mardi soir s'ils sont exploitables. Sinon, on a des techniques à partir de prélèvements d'ossements qui sont plus longs à traiter», a-t-il confié.

La piste d'un drame familial est largement privilégiée, les parents des fillettes étant en instance de divorce. «Nous avons quelques raisons de croire que c'est le papa, mais des analyses ADN doivent être pratiquées», avait déclaré samedi Claude Palpacuer.

Les enquêteurs du SRPJ s'emploient toujours à reconstituer les activités de Cyril Mesbah qui avait célébré la veille du drame, le jour du Nouvel An, son 49e anniversaire chez ses parents, avec ses trois filles. L'ancien soudeur avait conservé le droit de voir ses filles, après une condamnation en août à 15 mois de prison, dont 3 ferme pour «violences aggravées» contre son épouse. Agée d'une trentaine d'années et salariée dans un hôpital, son épouse avait alors quitté avec ses filles la maison familiale.

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