«Wild Bill», un tueur en série présumé incarcéré au Panama
LIBERATION 12/08/2010
Un tueur américain présumé surnommé «Wild Bill» (Bill le Sauvage), accusé du meurtre d’au moins cinq personnes au Panama, a été incarcéré mercredi dans une prison de la capitale. Son épouse américaine a été conduite dans un Centre de réhabilitation pour femmes.
Le couple est accusé d’avoir tué cinq Américains — dont trois membres d’une même famille — pour s’approprier leurs biens, et de les avoir ensevelis sous des ordures à la «Villa Cortez», un complexe touristique leur appartenant sur la côte atlantique, à Bocas del Toro, à la frontière du Costa Rica.
Mais les autorités panaméennes pensent que la liste pourrait s’allonger, avec des victimes dans d’autres nationalités.
Selon les premiers éléments de l'enquête, «Wild Bill» était un entrepreneur du tourisme qui ne cachait pas son admiration pour Adolf Hitler et voulait fonder une église de pochards, dont il serait le premier pape. A 31 ans, il se liait d’amitié avec des étrangers fortunés à qui il proposait d’acheter des immeubles. Ensuite, il les tuait, les enterrait dans sa propriété et mettait leurs biens à son nom, selon l’acte d’accusation.
Il avait donné pour symbole à sa propriété, la «Villa Cortez», une tête de mort. «Wild Bill» utilisait un faux nom, William Adolfo Cortez Reese, mais tout le monde l’appelait par son surnom.
«Ce monsieur est un raciste qui défend la suprématie de la race blanche. Il pense que les blancs sont meilleurs, et que les descendants des afro-américains, les noirs ou les malades de cancer ou de sida doivent mourir», a déclaré à l’AFP Donald Winner, un entrepreneur du tourisme établi au Panama.
«Will Bill» racontait à ses amis qu’il allait fonder une église dont il serait le «premier pape», selon Winner. «Il créait dans son bar une sorte d’église, le "Premier temple des ivrognes" et lui était, soit-disant, le premier pape. Cet homme cherchait activement des gens qu’il pourrait manipuler et dominer», a-t-il ajouté.
Winner a persuadé les autorités d’enquêter sur Holbert, après la disparition de l’Américaine Cheryl Linda Hughes en mars.
«La première fois que j’ai eu vent du cas, c’est le 29 juin, quand des amis de "Cher" m’ont appelé pour me dire qu’il y avait des cas de personnes disparues à Bocas del Toro», poursuit cet ex-officier de l’armée américaine.
Avant sa disparition, Hughes devait vendre un immeuble dans l’archipel puis rentrer aux Etats-Unis. Winner s’est rendu au Registre public de Panama et a constaté que la propriété était désormais au nom de William Cortez.
Il a ensuite fait part de ses soupçons au Parquet, et a publié une annonce pour retrouver Hughes.
Winner pense que «Wild Bill» a lu l’annonce, ce qui l’a poussé à s’enfuir au Costa Rica avec sa femme, où ils ont réussi à échapper à la police.
Le 26 juillet, le couple a volé une vedette et est entré par le fleuve San Juan au Nicaragua, où il a été interpellé. Trois jours après, le couple était arrêté.
A la «Villa Cortez», les enquêteurs sont tombés sur une chienne qui ne cessait d’aboyer sur un monticule dans le jardin. Ils ont creusé et sont tombés sur le cadavre de Hughes.
Les enquêteurs ont trouvé dans la maison une boîte contenant des dents en or, qui pourraient appartenir aux victimes.
«Wild Bill» a avoué le meurtre de cinq Américains, mais il a démenti avoir tué deux indigènes qui travaillaient pour lui et sont portés disparus, selon le Parquet. Jusqu’à présent, «Wild Bill» a refusé de se soumettre à des examens psychiatriques.
(Source AFP)
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