vendredi 10 septembre 2010

méfiez vous du vietnamien qui prêche

Secte: un homme jugé pour viols et agressions sexuelles sur des adeptes
20 minutes
Créé le 10.09.10 à 11h01 -- Mis à jour le 10.09.10 à 11h01
JUSTICE - Le procès de Robert Le Dinh s'ouvre ce vendredi...

Gourou pervers selon ses victimes présumées, maître inspiré selon ses défenseurs. Le procès de Robert Le Dinh, dit Tang, s'ouvre ce vendredi devant la cour d'assises de l'Ariège à Foix. L’homme est jugé pour viols et agressions sexuelles sur des adeptes, y compris des mineures.

L'affaire avait éclaté en avril 2007 lorsqu'un couple d'ex-adeptes, Dominique et Isabelle Lorenzato, avaient dénoncé aux gendarmes l'existence de ce qu'ils décrivaient comme une secte et les pratiques de son chef. Six autres parties civiles les ont ensuite rejoints.
«La loi du retour»

Selon elles, l'accusé imposait aux femmes des rapports sexuels qu'elles acceptaient par peur de ce qu'il appelait la «loi du retour»: des malheurs pour elles ou leurs proches. Son ascendant était tel qu'il constituait les couples, rapportent des témoins.

Parmi les parties civiles figurent deux filles d'adeptes, qui l'accusent d'attouchements alors qu'elles étaient mineures.
Une révélation du Christ en 1982

Robert Le Dinh se défend d'être le gourou d'une secte et évoque des relations sexuelles consenties avec les adultes et dément toute agression sur mineure.

Fils d'une mère française catholique et d'un père d'origine vietnamienne bouddhiste, il dispensait des enseignements quotidiens à une vingtaine de personnes, d'abord dans le Lot-et-Garonne, puis, à partir de 2005, dans l'Ariège. Il disait avoir reçu en 1982 une révélation du Christ.

Tang, condamné à deux ans et demi de prison en 1984 notamment pour extorsion de fonds, est aussi accusé d'avoir fait financer son train de vie par les membres du groupe. Entre 2005 et 2007, environ 150.000 euros auraient été versés sur ses comptes.
«Il allait jusqu'à choisir les prénoms de nos enfants»

Pour les parties civiles, le caractère sectaire du groupe de Tang ne fait aucun doute. «On ne s'appartenait plus, raconte Isabelle Lorenzato. On n'avait plus de libre arbitre, plus de pensée individuelle. Il allait jusqu'à choisir les prénoms de nos enfants.»

La défense, elle, va plaider l'acquittement. «Il ne s'agit absolument pas d'une secte» mais d'un «groupe à caractéristique religieuse, aux pratiques légères et libres», affirme Pierre Le Bonjour. Le verdict est attendu le 18 septembre.
C. F. avec AFP

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